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Pierre Petit 

Une souris verte qui ne court plus du tout dans l'herbe...

du 7 février au 24 mars 2023

Vernissage le lundi 6 janvier à 19h00

Commissaire d'exposition Isabelle de Maison Rouge

Artiste plasticien proche du mouvement fluxus, Pierre Petit situe sa démarche dans le dialogue entre les objets. Depuis les années quatre-vingt son travail s’appuie sur les objets issus de la mondialisation, dont il examine l’effet de de la dispersion et de l’anonymat, il parle à ce sujet d’Objet globe. Cet objet lui sert de médium pour confectionner des récits symboliques, parfois ironiques, souvent politiques. Ils s’enchevêtrent et rebondissent entre eux. Comme le spectateur est contraint de zapper d’une image à l’autre, il va voyager vers un monde dont il devient le conteur, en inventant à son tour des histoires. En détournant des objets et des signes qui appartiennent à la mémoire collective, en les utilisant pour repenser, fouiller l’Histoire, celle des êtres humains et l’histoire de l’art, Pierre Petit nous propose un chemin vers une mémoire recomposée, qui saisit les représentations de la modernité à partir de leur multiplicité. 

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Aujourd'hui après hier

« Dans mon travail, les souvenirs les plus divers se mêlent, l’authentique avec l’agréable, l’imaginaire avec le réel. C’est un voyage où le conscient navigue avec l’inconscient pour tisser au point de croix le quotidien. Stop me dit mon fils, ne parle plus je traduis. En fait je parle comme je travaille et je travaille comme je parle, sans compter, dans une luxuriance d’activité. Les poubelles qui bâillent au soleil de midi toutes pleines de bonnes choses à cueillir pour celui qui sait, comme l’écrit Queneau dans Courir les rues, composent mon quotidien. Les souvenirs confortables vivent avec les souvenirs détestables pour former un univers où les règles déroutent la raison. Dans mon travail, je ne me livre pas à un exercice intellectuel, c’est un jeu d’association d’images, un télescopage d’idées qui anéantit toute censure pour mettre en évidence et investir le rêve. Un rêve éveiller où s’accomplissent les désirs, j’invente un monde où l’impossible devient possible ainsi se tisse la toile de mon travail, c’est ainsi que la narration se développe. J’éparpille les histoires, je tisse un réseau dense où l’on distingue le récit, les événements sans importance apparente, ce qui semble ne rien valoir se déploie pour façonner un espace poétique. Comme le poète, je regarde le monde avec une loupe, lui donne une perspective et lui confère une aventure. Je récupère les moments les plus importants de ce monde, je les assemble jusqu’au moment où l’univers objectif devient poésie. L’identifiable devient une énigme ; Cette énigme est constituée par le choix des formes, des matériaux, des objets, de la technique et des codes, mais elle résiste à l’analyse conventionnelle. Ce travail est mené comme un jeu, mais pas un jeu gratuit, j’entretiens le décalage entre la réalité et le rêve, le raisonnable et le déraisonnable. Les systèmes s’opposent pour construire une poésie souple qui m’écarte de l’enfermement et me conduit au prochain voyage. »

Pierre PETIT

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Origine du rébus 

Au cours de mes différents voyages à l’étranger et particulièrement en Chine peu de gens parlaient l’anglais et encore moins le français aussi pour m’exprimer j’utilisais de façon systématique  le dessin . Le dessin, qui devenait image  remplaçait les mots et faisait disparaitre les barrières de la langue, ainsi un langage universel se substituait à la langue du pays.Suite à cette expérience quand je réalise mes carnets de voyage je  prends des notes écrites mais je constate    qu’au cours de cette action les images se substituent aux mots, alors je réalise le dessin. Il n’ y a pas rupture , l’ histoire continue.

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